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 Quand on fuit la messe [PV papy]

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AuteurMessage
Joe McCabe

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Nombre de messages : 67
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Date d'inscription : 08/08/2008

MessageSujet: Quand on fuit la messe [PV papy]   Ven 22 Aoû - 17:10

  • Le soleil brillait sur la petite ville, en ce beau dimanche d’été. L’astre jaune illuminait la rue de telle sorte qu’il ne subsistât que de rares endroits ombragés, sous la cime protectrice des arbres ou encore à l’abri des abas jours dont étaient munies la plupart des demeures de la vallée.
    Assise sur une vieille balançoire, Joe se mouvait ainsi d’avant en arrière de façon gaie, les rayons chauds illuminant sa longue chevelure à mis chemin entre le châtain et le blond, la faisant scintiller de milles feux en dispersant autour d’elle une aura presque… magique.
    La jeune femme ne s’était pas sentie bien depuis si longtemps, une bise fraiche vint caresser sa peau, emmenant avec elle débris d’herbe, de bruyère ou de fleurs fragiles, apportant par la même occasion une douce odeur de nature, une de ces odeurs qui vous apaise immédiatement et font ressurgir en vous des souvenirs d’enfants ou lorsque le simple fait de se rouler par terre semblait être la chose la plus amusante du monde et que seule l’insouciance guidait ces petits pas frêles.
    Pour la première fois depuis ce qui lui semblait être des temps immémoriaux, seul le grincement de la balançoire et le bruit de ses fines mains serrant la corde abimée résonnait aux oreilles de Joe, il lui semblait presque, d’ailleurs être retournée à cette époque bénie ou sa famille existait encore, ou le dimanche matin elle se levait toujours tôt pour pouvoir aller jouer à la balançoire après que sa mère lui ai fait revêtir une tenue adéquate. Elle s’amusait ainsi jusqu’au moment ou une douce odeur de pancake cuits et de confiture d’abricot venait lui chatouiller les narines… C’était alors que Sa voix se faisait entendre…


    « Joe, ma puce, viens prendre ton petit déjeuner avant que l’on aille à l’église… Viens ma chérie ou ton père va manger tous les pancakes. »

    Le cœur battant la chamade, la brunette sauta de sa balançoire. Impossible ! Maman !? Elle était revenue ?! Ses pas foulaient la pelouse parfaitement tondue et bien plus verte qu’à l’ordinaire alors qu’elle n’était plus guidée que par cette délicieuse odeur sucrée et le souvenir troublant de cette voix cristalline… Alors que sa main, bizarrement devenue ridiculement petite poussait la poignée de cette porte familière, un cri déchira la scène idyllique. Un cri rauque, qui engloutit avec lui soleil, balançoire, pelouse, pancake, confiture et figure maternelle…

    « JOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOE ! »

    Ké ?! La jeune femme fut tellement surprise par ce cri poussé à quelques centimètres à peine de son oreille droite, qu’elle sursauta en hurlant. Ses deux orbes océans ouvertes bien trop brutalement, se retrouvèrent alors ancrées bien dans celles bien trop près à son goût, bleues électriques, de son paternel. Terrifiée de voir son géniteur si proche alors qu’à peine quelques secondes auparavant il n’entrait même pas dans son champ de vision, la dernière des McCabe, recula vivement et s’emmêlant dans ce qui restait des draps qu’elle avait malmenés durant la nuit, chuta lourdement au sol dans un bruit sourd.
    Gémissant douloureusement, elle massa son derrière endoloris, tandis qu’elle sentait et entendait, plus qu’elle ne voyait, les pas de son père résonner sur son plancher, signe qu’il se précipitait sur elle. Encore sous le choc de ce réveil ma foi fort douloureux, elle tenta vainement d’échapper à la tornade grisonnante qui lui arrivait dessus en reculant du mieux qu’elle put, mais le mur (ce sale traitre de collabo) la stoppa plus tôt qu’elle ne l’avait espéré.
    La cadette McCabe ne put donc que faire face à son paternel, qui semblait au bord de la crise de nerf, et qui n’avait semble t’il, trouvé d’autres moyens de se défouler que de secouer sa fille dans tous les sens. Une chose était sûre, c’était loin de lui apporté le même plaisir que la balançoire, au contraire, si elle n’avait pas été à jeun elle aurait sûrement tout rendu sur la face creusée de sillons de vieillesse de son père, que la panique plissait encore plus.


    « Joe ! Mon édition collector vinyles dédicacée A DISPARUUUUUUUUUUUUUUE ! »

    Tout comme son oreille droite quelques secondes auparavant l’oreille gauche de la brunette gagna un chèque cadeau direct pour le futur achat fort recommandé d’un sonotone.
    Ses yeux vitreux fixèrent ceux de son père durant quelques secondes de latence, le temps que l’information soit traitée et lui parvienne au cerveau. Enfin après un long soupir, la jeune femme se leva et d’un pas chancelant elle tituba jusqu’à la salle de bain y entra toujours suivi de son père et ouvrit l’armoire à pharmacie qui contenait Ô miracle, en plus de quelques médicaments périmés depuis trois siècles, un énorme vinyle collector d’Abba.
    Rapide comme l’éclair elle plaqua l’une de ses mains sur les lèvres de son père, qui elle le savait se seraient entrouvertes indubitablement pour crier leur joie, et elle avait eu sa dose de douleur auditive pour la journée. Se saisissant du vinyle, elle le tendit à l’homme, mais au moment ou il allait s’en saisir le ramena vers elle, prononçant ses premiers mots de la journée.


    « Pas fort ou je le confisque ! »
    Malgré la moue boudeuse que Spencer McCabe arbora, il put lire dans les yeux fatigués de sa fille qu’il avait plutôt intérêt a filé droit après le réveil qu’il venait de lui offrir, surtout pour lui faire retrouver un CD qu’il avait lui-même fichu dans cette armoire à pharmacie… pourquoi ? Il ne le savait pas, surement parce qu’il voulait que chacune des pièces de la maison puisse profiter de l’aura bénéfique d’une relique de ce groupe divin ! Ainsi il se résigna donc à se contenir pour cette fois.

    Une fois que l’homme aux cheveux poivre et sel s’en fut allé, sautillant comme un gamin, Joe passa une main lasse sur son visage cerné, jetant un rapide coup d’œil à la petite horloge qui surplombait la baignoire… Clignant plusieurs fois des yeux d’un air bovin, elle ne put s’empêcher de serrer les poings avant se laisser échapper un cri bien trop aigu pour être supportable par un quelconque être humain.


    « PAPAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! »

    4h45 du matin. Avait on idée de réveiller quelqu’un à cette heure ci un dimanche ? Surtout pour écouter un CD rempli de chanson qu’il avait sur de nombreux autres CD. Soit ce n’était pas l’édition collector, mais qu’il écoute la même chanson sur tel CD ou tel autre, cela importait il vraiment ?
    Après un énième soupir désespéré la demoiselle décida de se relaxer dans un bon bain.
    Une demi-heure plus tard, elle s’attelait à la préparation du petit déjeuner, pancakes et confiture, comme tous les dimanches… Le souvenir de ce doux rêve la plongea dans une nostalgie si profonde qu’elle maqua de faire cramer sa pâte à pancake.
    Finalement rejoint par les deux derniers membres de la famille résidant au 30282, qui avait dut être soient réveillés par le raffut soit par l’odeur de la bouffe, le petit déjeuner se fit donc en famille, dans un silence quasi religieux.

    En attendant 10h00 l’heure d’aller à l’église, chacun se prépara et vaqua à ses occupations. Joe, elle fit le ménage, et je peux vous dire qu’en 3h30 elle avait eu largement le temps de faire briller sol et plafond, d’aérer toutes les pièces et même de grandement avancé le défrichage du jardin avec Jax.

    9h50, Joe inspecta la tenu de chacun, époussetant la veste de son père, reboutonnant la chemise de son frère, disciplinant un minimum les cheveux de son cousin, elle faisait son possible pour qu’en cette hebdomadaire, exhibition familiale, tout le monde n’ait rien à redire sur les McCabe, du moins tant que ceux-ci n’ouvraient pas la bouche.
    10h05, Les McCabe étaient devant l’église, se mêlant à le foule qui allait s’installer sur les petits bancs de bois pour aller célébrer Jésus Christ… m’enfin c’était surtout le rendez vous potin de la semaine. Défroissant les plis de sa petite robe d’été, la jeune femme sentit sa main trembler légèrement.
    Balançant une excuse badine à sa famille elle s’éclipsa discrètement jusqu’à la petite cour intérieur de l’église, vide. S’appuyant contre un mur de ces jolies pierres blanches datant de Mathusalem qui faisaient la fierté de l’établissement religieux, la jeune femme passe une main secouée de spasmes dans ses longs cheveux légèrement décoiffés par le vent ambiant, se forçant à reprendre contenance. On inspire, on expire, se laissant glisser au sol paupières closes, la demoiselle se sentait définitivement fébrile, entre le manque de sommeil et le besoin irrémédiable d’enfoncer une de ces seringues magiques dans son petit bras frêle elle était on ne peut plus perdue… Voila même qu’elle avait l’impression de sentir l’odeur de la cigarette, l’illusion était à ce point forte qu’elle jurerait sentir la caresse des volutes de fumée juste sous son nez… ce qui était impossible a moins qu’on ne vienne lui allumer une cigarette sous le nez n’est ce pas…
    M’enfin elle laissa échapper malgré elle dans un gémissement plaintif :


    « Putain, qu’est ce que je donnerais pas pour une clope ! »


[voila je t'offre un premier post cacateux, mais en ce moment je ponds que des trucs cacateux alors T_T]
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